Album photos

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Mardi 6 septembre 2005

Suite à un basculement vers l’économie de marché, dans un contexte de globalisation, on peut assister à l’émergence de nouveaux géants de l’industrie et des services. Qui sont ces nouveaux riches? Quelles sont les opportunités qui ont permis à certains privilégiés une telle ascension sociale? Ces pays sont-ils prêts à supporter le poids de cette nouvelle économie ?

 

            Jusqu’alors les richesses étaient réunies entre les mains des occidentaux. Cependant, le phénomène de globalisation et l’ouverture internationale des marchés ont remodelés l’économie mondiale. Cette nouvelle donne a permis un développement rapide des pays autrefois considérés comme « pauvres ». Nous avons également pu assister à l’apparition de nouveaux riches qui ont su s’adapter à la conjoncture économique et tirer rapidement profit des avantages de la mondialisation, comme l’a constaté le « World Wealth Report », annonçant que le montant global des grandes fortunes financières dans le monde s’était accru de 7.7% en 2003.

 

Ainsi, certaines régions du globe en explosion économique ont pu s’épanouir et faire prospérer leurs entreprises dans différents secteurs porteurs. On peut citer le cas particulièrement significatif de la Chine où nous avons pu assister à une véritable explosion de l’économie en seulement quelques années. D’autres régions du monde connaissent des ascensions économiques tout aussi fulgurantes, c’est le cas pour le nouvel eldorado sud américain, l’Inde et quelques pays de l’Europe de l’est.

 

Toutefois, dans ces pays, les nouvelles richesses sont réparties de manière inégale. Seuls quelques privilégiés qui ont joués la carte de l’opportunisme se partagent des fortunes colossales. De ce fait, un fossé se creuse chaque jour davantage entre les riches de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. En effet, entre 1990 et 1999, le revenu des 1% les plus riches a progressé en moyen de 11% par an, contre à peine 3% par an pour les 1% les plus pauvres. Par conséquent, dans la plupart de ces pays, les classes moyennes sont quasiment inexistantes. On peut également remarquer des disparités géographiques dans la distribution des richesses créant un fossé entre les villes et les campagnes, les régions côtières et l’intérieur et encore plus entre les catégories professionnelles qualifiées et non qualifiées. Ainsi, les investissements se font uniquement dans quelques régions précises de ces pays dits « émergents ».

 

Les secteurs qui permettent le développement rapide de ces nouveaux eldorados sont à la fois l’industrie mais également les services. En Chine, par exemple, nous avons pu assister à un boum dans l’immobilier ; des villes entières ont été construites : comme pour le milliardaire Pan Shivi, ayant imaginé et bâti la ville de Soho. Les secteurs du commerce et des finances se sont également fortement dynamisés dans les pays d’Amérique latine : dans le domaine des services, un pays comme l’Inde voit l’essor de sociétés de télécommunication. De même, de part la demande croissante en énergie de ces pays et compte tenu de leur relative abondance en ressources naturelles, le secteur de l’énergie se développe rapidement.

 

 

Apres avoir vu qui sont les détenteurs des nouvelles richesses, nous pouvons nous demander de quelle façon ils sont parvenus à se placer à la tête de l’économie mondiale. Quelles révolutions ont connus ces pays pour pouvoir concurrencer les pays occidentaux ?

 

L’apparition de nouvelles richesses n’est pas le fruit du hasard. Ce sont parfois des mécanismes complexes qui ont permis l’émergence d’une nouvelle classe de nantis. Chaque pays à son propre contexte politique, géographique voir même religieux.

 

 De manière systématique, les nouveaux profiteurs ont su exploiter des concepts jusqu’alors inconnus dans leurs pays, ils ont su s’adapter les premiers face aux mutations politiques ou économiques qu’ils ont devancés. Ainsi, des changements de politique gouvernementale ont pu faciliter l’essor des entreprises.

 

Dans le cas de la Chine, après la fin du régime de Mao la libéralisation de l’économie et l’ouverture aux échanges internationaux a permis la création de nombreuses entreprises. Dès lors, à l’heure actuelle, ce pays est en phase de devenir « l’usine du monde ». Cette nouvelle force pour le pays est due à la perspicacité des entrepreneurs chinois. Ils ont su s’inspirer des technologies et des savoir-faire occidentaux afin de produire les mêmes produits à moindre coût et de qualité égale dans leur pays. Nous pouvons citer aussi le cas de l’Amérique latine qui a su tirer profit de l’accord de libre-échange passé avec les Etats-Unis pour accroître ces chaînes de distribution dans beaucoup de domaines (télécommunication, agroalimentaire,…etc).

 

D’autres facteurs ont permis la création de nouvelles richesses. Les politiques en matière d’éducation sont devenues une priorité. La qualité de l’enseignement joue en effet un rôle fondamental dans le développement économique de ces pays. Le cas de l’Inde nous offre l’exemple de la formation d’ingénieur en informatique qui a permis la création de sociétés de service qui défient aujourd’hui les entreprises occidentales tel l’entreprise de sous-traitance informatique pour les sociétés étrangères (Business Process Outsoursing) de l’indien Raman Roy, aujourd’hui à la tête de 8492 employés.

 

L’amélioration de l’hygiène et de la qualité de vie encourage également la croissance économique. L’augmentation de l’espérance de vie, la diminution de la mortalité infantile sont des bases nécessaires à une croissance assurée.

 

Toutefois, le facteur déterminant dans l’essor économique de ces nations reste avant tout le faible coût de la main-d’œuvre. Grâce à des coûts de production défiant toute concurrence, une délocalisation développée par les entrepreneurs occidentaux s’est organisée en faveur de ces pays attractifs.

 

Auparavant, les pays en développement avaient une production bon marché. Désormais, les industriels occidentaux voient leurs marchés concurrencés par le coût excessif de leurs produits. De plus, la qualité croissante des produits provenant des pays émergent met chaque jour davantage en péril les industriels occidentaux.  

 

           

 

                        Après avoir mis à jour quels étaient les moyens mis en œuvre par les nouvelles puissances économiques, nous pouvons nous demander si cette fulgurante ascension n’est pas qu’éphémère ; Ces pays sont-ils prêts à supporter le poids de cette nouvelle économie?

 

                        En Chine et en Amérique latine, on peut constater que les nouvelles richesses restent aux mains d’une minorité située en haut de l’échelle sociale bloquant les capitaux qu’elle amasse. Ce phénomène de concentration des revenus pourrait à terme entraîner un ralentissement de l’économie de ces pays et stopper leur fulgurante ascension.

 

Ainsi, d’autres problèmes tels que la désagrégation des sociétés familiales, la corruption, le rôle prépondérant de la mafia ou les fraudes en tout genre font que ces fortunes restent des colosses aux pieds d’argile.

 

De plus, il ne faut pas oublier que ces pays ont pour la plupart des situations politiques relativement instables qui font que le fort déséquilibre dans la répartition des richesses pourrait à l’avenir constitué une véritable menace.

 

 

                        Après avoir vu qui étaient les nouveaux privilégiés à la tête de l’économie mondiale  nous avons tenté de comprendre quels sont les mécanismes par lesquelles ces nouvelles richesses ont émergés. Finalement, nous avons mené une réflexion sur l’impact que pourrait avoir une telle redistribution des richesses. Dès lors, au terme de cette étude, nous pouvons soulever la question du rôle de l’occident. Face à la nouvelle dynamique économique mondiale, les occidentaux doivent mettre en place de nouvelles stratégies. Il apparaît ainsi que l’optimisation des systèmes de production et la créativité au sein des entreprises peut devenir les clefs de la réussite économique de l’occident.

 

 

 

 

par Jefferson Lebourg publié dans : Press review
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 septembre 2005

Il y a dix ans, le prix du baril de pétrole était à un niveau historiquement bas : 10 dollars le baril. Aujourd’hui, il atteint plus de 55 dollars le baril. Son prix a ainsi été multiplié par plus de cinq. De nombreux secteurs sont affectés directement ou indirectement par cette hausse du prix du pétrole. Cette énergie fossile apparaît donc comme le principal enjeu de l’économie mondiale. Nous pouvons tout d’abord nous demander quelles sont les retombées de cette hausse du pétrole. A qui profite-elle ? Comment les Etats-Unis réagissent-ils face à cette situation pétrolière critique. Aussi, nous pourrons nous interroger sur les conséquences à long terme dans les pays développés et ceux en développement.

 

 

Entre les crises politiques et sociales au Venezuela et au Nigeria, l’affaire Ioukos en Russie, les troubles au Moyen Orient et la hausse de la consommation mondiale, il n’est pas facile de démêler les divers facteurs qui contribuent à l’actuelle envolée du prix du pétrole. Son cour est un facteur important de la conjoncture économique, y compris pour des pays qui, comme la France, prétendent faussement avoir réalisé leur indépendance énergétique. En effet, pour un certain niveau de PIB, les pays comme la France ont besoin de deux fois moins de pétrole. Cela s’explique par le développement de l’énergie nucléaire, le recours à des technologies plus efficaces et l’accroissement du secteur tertiaire, moins consommateur en pétrole.

 

Ainsi, dans les pays développés, les secteurs utilisant comme source d’énergie les produits pétroliers sont majoritairement les transporteurs routiers et les compagnies aériennes qui sont les plus touchés par les fluctuations des cours du pétrole. Quand on considère les paralysies passées de la France dues aux grèves des routiers ou des agriculteurs en réponse à un prix du pétrole trop élevé de même quelques centimes ; nous pouvons alors nous imaginez ce qu’un prix à la pompe doublé, triplé, voir plus engendrera.

 

 D’autres secteurs gros consommateurs d’énergie sont affectés : les cimentiers, la sidérurgie ou l’industrie chimique. Les sociétés comme Ciment Français, Rhodia ou Usinor sont touchés par l’augmentation des prix. De plus, les produits pétroliers sont également utilisés comme matières premières dans des entreprises fabriquant des produits plastiques. Par exemple, Plastic Omnium ou le groupe Guillin subissent cette hausse. Alors que les pays gros consommateurs d’énergie comme les Etats-Unis, le japon ou les pays européens souffrent de la hausse du prix pétrole, d’autres pays profite de cette augmentation.

 

 

 

Certains producteurs de pétrole avaient étés durement touchés par les crises économiques de ces dernières années. Désormais, ces pays voient leurs recettes fortement augmenter. Ils pourront par exemple accélérer leurs dépenses ou rembourser leurs dettes. Mais, nous pouvons alors nous demander si ce flux monétaire perdurera ?

 

            En effet, l’envolée des cours a alimenté un débat sur l’état des réserves. La plus grande opacité règne quant à leur évaluation. Le groupe Royal Dutch Shell à ainsi avoué, en début d’année, avoir surévalué ses réserves de 20%. Certains experts dénoncent une surévaluation de la part des membres les plus important de l’OPEP, et annonce un déclin prochain et irréversible de la production mondiale de pétrole.

            Néanmoins, compte tenu des capacités de production mondiales, quelles soient existantes ou à développer, la valeur économique de cette matière première s’établit bien en dessous de son prix actuel. A long terme, un prix trop élevé du pétrole entraînerait nécessairement la mise en place de nouvelles capacités de production. Ceci serait, particulièrement préjudiciable pour les principaux producteurs qui se verraient alors concurrencés.

           

            Dans ce contexte, détenant 10% des réserves mondiales, l’Irak est devenu la cible des ambitions américaine. Toutefois, ce pays ne peut avec ses seules ressources technologiques et financières, développer sa production à un niveau satisfaisant pour les intérêts américains. La privatisation de son pétrole et son exploitation par les compagnies américaines est un des objectifs majeurs des Etats-Unis. Plus généralement, il s’agit de briser ou d’affaiblir l’OPEP et son système des quotas.

            Cependant, les évènements actuels en Irak nous montrent que les objectifs américains ont aussi peu de chance d’être atteints. Même en supposant que les Etats-Unis parviennent à s’y maintenir pendant un certain temps, il est douteux qu’ils puissent maîtriser la production pétrolière du pays au point de modifier de manière significative l’offre mondiale. L’Irak ne sera pas la solution au problème énergétique mondial.

            Ainsi, au cours de la récente campagne électorale aux Etats-Unis, Kerry et Bush avaient à quelques détails près le même programme. Ils n’avaient aucune mesure pour réduire le gaspillage d’énergie, et présentaient un projet utopique de développement de l’éthanol ou de l’hydrogène. De même, ils se portaient en faveur d’une indépendance énergétique vis-à-vis du Moyen-Orient. Toutefois, ce dernier objectif semble totalement inaccessible à moyen et à long terme, en raison de la forte concentration des réserves dans cette région. Les deux candidats en étaient d’ailleurs pleinement conscients. Après avoir vu que le pétrole est un enjeu majeur pour les Etats-Unis, nous allons nous intéresser aux conséquences à long terme de cette flambée du prix du baril.

 

 

Alors que toutes les conditions restent réunies pour que les prix de l’or noir reste orientés à la hausse, nous pouvons envisager quelles seraient les conséquences d’une augmentation brutale des prix. Si la situation s’empire considérablement, nous pourrions assister à la fin du processus de globalisation. Plus personne n’irait faire fabriquer des T-shirts à 10 centimes la douzaine à l’autre bout du monde si le pétrole atteint des sommets.

Dans le cas de l’industrie aéronautique extrêmement sensible au prix du pétrole, une hausse importante et durable des prix serait catastrophique. Dans un premier temps, les compagnies aériennes ne pourront survivre qu’en augmentant leurs tarifs, mais passé un certain niveau, l’inévitable envolé du brut signera leur perte.

De manière générale, l’explosion des prix du pétrole est une menace

 

 

 

 

Après avoir vu quelles étaient les retombées de l’augmentation des cours du pétrole, nous avons tenté de comprendre à qui profitait cette hausse des prix et comment les Etats-Unis réagissaient. Finalement nous avons mené une réflexion sur les impacts qu’auraient une raréfaction et une augmentation des prix du pétrole à long terme. Quand on sait que les géologues affirment que la production de pétrole commencera à décliner dès 2010. Alors que la fusion nucléaire ne sera pas maîtrisée avant une quinzaine d’année et que les véhicules fonctionnant à l’hydrogène sont très loin d’être opérationnels, il apparaît évident qu’il est temps de passer à l’utilisation de nouvelles sources d’énergie.

par Jefferson Lebourg publié dans : Press review
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 septembre 2005

Restructurations douloureuses, licenciements, concurrence internationale, incertitudes politiques face à la conjoncture actuelle, la peur du déclin industriel gagne du terrain. L’industrie française doit s’adapter aux nouvelles règles de compétitivité au niveau international. Quels sont les enjeux de la mutation industrielle grandissante ? Nous pourrons tout d’abord nous demander quelles sont les causes de ce changement ? Nous discernerons les protagonistes de cette mutation. Finalement nous tenterons de comprendre comment s’organise cette mutation industrielle ?

 

 

 

            Même si l’industrie représente toujours en France 20% de la richesse nationale, en quinze ans, elle a perdu pas moins de 600 000 emplois. Dans un même temps, les postes dans le secteur tertiaire se sont multipliés et nous avons pu assister à des restructurations voire même  à des reconversions pour certains secteurs d’activités industriels. Par exemple, des fonctions anciennement intégrées à l’industrie se détachent désormais, créant de nouvelles sociétés de services. Nous pouvons citer comme cas, la restauration, l’informatique, la comptabilité, la maintenance des machines ou encore la logistique qui ont vu leurs effectifs personnels doubler en vingt ans.

 

 

             L’adaptation à la compétition mondiale plonge l’ensemble des salariés, des patrons d’usines et des collectivités territoriales dans l’incertitude. De nombreux secteurs industriels français sont touchés. Notamment les composants électriques et électroniques, l’industrie métallurgique, la sidérurgique et particulièrement l’habillement. En effet, l’industrie textile a subie de lourdes restructurations : en vingt ans, elle a perdu près de 55 % de ses effectifs. De plus, cette évolution inquiétante est appelée à se poursuivre du fait notamment de la montée en puissance de certains pays en voie de développement (l’Inde, la Chine).

 

 

            Ceci est d’autant plus préoccupant que l'industrie du textile et de l'habillement représente près de 200 000 emplois en France et regroupe environ 2 800 entreprises, pour un chiffre d'affaires en 2001 de l'ordre de 26 milliards d'euros. Directement et indirectement, ce sont près de 450 000 salariés qui sont concernés.

 

 

            De nombreuses raisons poussent les industriels français à se reconvertir. Ils doivent se plier à de nombreuses contraintes tels que les réglementations toujours plus strictes, le prix de la main d’œuvre trop élevé, ou encore les conditions de travail jugées trop difficiles par les employés. C’est pour toutes ces raisons que nous assistons à des allègements des effectifs ou bien même à des cessions de sites sensés optimiser les entreprises en vue de garantir leur compétitivité au niveau international.

 

 

            Alors que nous assistons à une refonte du tissu industriel français, nous pouvons nous demander qui sont les différents acteurs qui accélèrent cette restructuration ?

 

 

 

 

 

            Nous avons vu jusqu’à présent quelles étaient les causes du remodelage de l’industrie. Mais cette mutation n’est permise que par une série d’acteurs.

 

 

            En premier lieu, le gouvernement joue un rôle fondamental dans la dynamique de cette transformation du secteur secondaire. De gros efforts sont réalisés pour susciter la création de pôles de compétitivité afin de favoriser les coopérations entre les entreprises. Ainsi, de nouveaux projets de loi sont élaborés. En 2005, il sera proposé une franchise fiscale, des allègement des charges et des subventions pour les entreprises regroupées dans ces pôles de compétitivité.

            Le gouvernement cherche à développer l’éducation et la recherche afin de redynamiser son industrie. Des efforts importants sont réalisés en faveur de la formation des ingénieurs. Globalement, le ministère propose de consacrer près de 200 M€ à leur formation, soit plus de 2,5 % par rapport à l'année dernière.

            La recherche française qui était jusqu’alors un édifice fragile concentré que dans quelques secteurs-clés est désormais prise davantage en considération. Les grandes thématiques de recherche prioritaires s'inscrivent maintenant dans les domaines de la société de l'information (les logiciels, le multimédia), de la croissance durable (les nouveaux matériaux, les transports), des nouvelles biotechnologies et de l'environnement.

 

            Par ailleurs des structures comme les centres techniques industriels (CTI) sont créés afin de promouvoir les progrès des techniques. Ils participent à l'amélioration du rendement et garantissent la qualité des produits dans l'industrie. Pour cela, ils coordonnent et facilitent les initiatives et proposent des travaux de laboratoires et des ateliers expérimentaux aux entreprises.

 

 

Ainsi, pour contrer la concurrence des pays à bas coûts, les industriels doivent trouver des solutions en interne pour améliorer leur compétitivité. Mais comment s’organise cette mutation ?

 

 

 

Les industries possèdent de sérieux atouts qu’elles doivent mettre en avant pour rester compétitives. Les produits français gardent en effet une bonne image (design, ergonomie, bon rapport « qualité-prix »), mais leur contenu en innovation reste encore insuffisant. Comparativement aux pays leaders d'Europe du Nord, l'effort de recherche et développement doit donc être accentué.

Dans certains secteurs comme l'automobile, en dépit d'une demande incertaine, les industriels ont su gagner des parts de marché en Europe. Ce succès des constructeurs français de voitures s'explique par des renouvellements de gamme fréquents et des gains importants de productivité dus à d’importants investissements depuis trois ans.

Les industries doivent favoriser la création de produits innovants à forte valeur ajoutée ou s'appuyer sur une politique de marque et de notoriété. Une telle démarche nécessite le développement de la qualité, l’innovation et l’emploi d’une main d'oeuvre qualifiée.

            Le développement du secteur du transport distribution logistique est également considérable. On assiste à la création de plates-formes multimodales favorisant les échanges entre les entreprises. Aussi, le développement des agences d’intérim a permis aux entreprises une meilleure flexibilité pour contrer la saisonnalité de leurs productions.

            Nous pouvons donc constater que le déclin de l’industrie a contribué au développement du secteur tertiaire (grande distribution, marketing, service après vente). Cependant, il apparaît évident que les investissements restent essentiels dans les secteurs de hautes technologies (biotechnologies, nanotechnologies, nouveaux matériaux, énergies nouvelles).

 

 

 

            Après avoir vu quelles étaient les causes de la réorganisation de l’industrie française. Nous avons pu discerner quels étaient les acteurs qui peuvent la repositionner au niveau mondial. Finalement nous avons mené une réflexion sur les moyens mis en œuvre pour renforcer la compétitivité de cette industrie.

            Alors que la chine est en phase de devenir « l’usine du monde » et que les Etats-Unis et le Japon sont toujours plus à la pointe de la technologie, l’industrie française peut-elle rester dans cercle très serré des leaders industriels mondiaux ?

 
par Jefferson Lebourg publié dans : Press review
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 septembre 2005

Jets de pierre dans les vitres d’un MC Donald, destruction de champs de maïs servant à la recherche contre la mucoviscidose. Le mouvement altermondialiste se veut idéaliste. Mais comment construire un model économique basé sur une « idéologie de partage » lorsque les actions des altermondialistes passent par une destruction parfois sauvage des symboles du capitalisme. Ce groupement fortement médiatisé qui bouscule le débat sur la mondialisation se procure la sympathie de l’opinion publique et devient un contre-courant incontournable aux yeux des puissants de ce monde. Nous pouvons nous demander qui sont les protagonistes de ce mouvement et comment a t-il évolué aussi rapidement ? Par quels moyens la contestation s’est-elle imposée ? Quels sont leurs arguments qui ont aboutis au succès relatif de ce mouvement plein de contradiction ?

 

 

            La notion de « monde village » est apparue au début des années 90. Elle a donné naissance à un premier réseau formé de multiples ONG[1]. C’est dans ce contexte que prend forme un mouvement altermondialiste basé sur une intension commune de réduire les désordres du monde causés par un libéralisme économique avide de profit.

La fusion de deux principaux groupements est à la base de l’altermondialisme : Le mouvement « Attac » (Association pour la taxation des transactions financières) et « Via Campesina », une association luttant pour la souveraineté alimentaire des pays. Forts d’un soutient de plus de 50 millions de personnes, ces deux mouvements s’appuient sur des comités locaux présents dans plus de 40 Pays. De plus, il apparaît qu’un nombre considérable de groupuscules en tout genre se sont ralliés à la cause altermondialiste qui est représentée aussi bien par des mouvements environnementaux, des confédérations agricoles, que des exclus, voir même des  associations catholique ou encore des féministes… 

            Tous ces mouvements se rassemblent autours d’une cause commune : la lutte contre la marchandisation de la planète. Ce refus du libéralisme passe par une contestation des politiques menées par la banque mondiale, le FMI 2 et l’OMC 3. Ces associations disséminées à travers le monde ont su s’organiser et confronter leurs idées grâce à l’utilisation des nouvelles technologies de télécommunication, tel qu’Internet qui leur a permis de constituer un véritable réseau par lequel ils diffusent leurs idées et coordonnent leurs rassemblements.

Les antimondialistes ont su s’organiser pour devenir des altermondialistes. Ils ne sont plus simplement que contestataires mais ils sont désormais capables de proposer des solutions alternatives aux problèmes posés par la mondialisation.

Leur reconnaissance aux yeux du grand public est en grande partie due à la forte médiatisation de leurs actions. Tout le monde a pu découvrir ce mouvement lors de leurs mobilisations massives. Le public a notamment été marqué par leur présence à Seattle en 1999 ou à Cancun en 2003 où ils ont su faire échouer les conférences de l’OMC. Les ONG sont ainsi devenues des interlocuteurs incontournables au niveau de la politique mondiale. Il apparaît ainsi que le mouvement altermondialiste est devenu au fil des ans un contre-pouvoir avec lequel les états et les puissants de ce monde doivent désormais compter.

 

 

 

 

Après avoir vu qui étaient les acteurs de ce mouvement et comment ils avaient réussi à prendre une importance aussi considérable en si peu de temps, nous allons maintenant pouvoir nous intéresser aux moyens de contestation qu’ils mettent en œuvre pour atteindre leurs objectifs.

Comme type d'opération, nous pouvons citer le cas de Greenpeace qui a mené une action ciblée contre la commercialisation des organismes génétiquement modifiés (OGM). Grâce à une forte médiatisation, ils ont pointés du doigt certaines dérives telles que les contaminations transgéniques dues aux importations du maïs en provenance des Etats-Unis. Cette action fut couronnée par une réglementation sur le commerce des OGM établie lors du protocole de Carthagène du 11 Septembre 2003. Cependant, ce succès n’est que relatif, les Etats-Unis n’ayant pas ratifié ce protocole sous la pression des multinationales qui n’ont jamais autant pesées sur les décisions prises par les institutions.

Ainsi, le principal moyen d’action des altermondialistes reste l’outil médiatique qu’ils utilisent très largement pour rallier les gens à leur cause. Ainsi, ils organisent des actions parfois radicales, ayant l’avantage de marquer les esprits et permettant de souligner les dérives de notre société. Dans le plateau du Larzac, nous pouvons citer le cas de la confédération paysanne menée par le leader charismatique José Bovet, ayant ainsi réussi à rassembler 300 000 personnes contre un recul de l’état face à la prise de pouvoir grandissante des multinationales.

Après avoir vu quels sont les moyens de protestation utilisés par les altermondialistes, nous allons nous intéresser aux arguments qui ont permis le succès de ce mouvement idéologique ?

 

 

Devant cette civilisation de l’argent, alors même que l’environnement et les convictions sont considérés comme marchandises, le mouvement altermondialiste célèbre des idées de biens communs et répond aux inquiétudes actuelles. En premier lieu nous pouvons citer le concept de liberté, luttant contre l’hégémonie politique et militaire de la superpuissance américaine. Nous pouvons encore parler de la notion de fraternité entre les peuples qui vient en réponse aux questions posés par la mondialisation néolibérale tels que les intégrismes religieux et les conflits ethniques (conflit israélo-palestinien). Enfin, nous pouvons évoquer le concept d’égalité, qui vise à combattre les dissimilitudes de la répartition des richesses mondiale. En effet les altermondialistes se positionnent en faveur de l’annulation de la dette des pays du tiers-monde, s’élevant à 2000 milliards d’euros, qu’ils considèrent comme un instrument de domination et de contrôle du nord sur le sud.

Forte de part son influence politique, l’altermondialisme lutte pour la durabilité du développement.

 

 

Néanmoins leurs succès ne sont-ils pas largement limités ? En effet, ce mouvement souffre d’une grande hétérogénéité et d’une irrémédiable dispersion. De plus, aux yeux du grand public, ce mouvement porte souvent des étiquettes aux connotations péjoratives telle que groupement extrémiste ou mouvance « baba cool ». D’autre part leur principal point faible reste l’absence d’un cadre mondial intégrant ce mouvement altermondialiste en tant qu’institution à part entière, capable de réguler la mondialisation.

 

 

Après avoir vu qui étaient les acteurs composant ce mouvement altermondialiste, nous avons analysé leurs moyens de contestation. Finalement nous avons pu mettre en évidence les arguments qui les ont mené à un succès reconnu. Toutefois, il apparaît au terme de cette étude que le courant altermondialiste, de part son manque de lisibilité, montre un certain hétéroclisme. Le mouvement altermondialiste n’est-il qu’une mode ou une prémisse à la création  d’une instance régulant la mondialisation?



[1] Organisation Non Gouvernementale    2 Fond Monétaire International  3 Organisation Mondiale du Commerce

par Jefferson Lebourg publié dans : Press review
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Contact

To Contact me / Pour me contacter :

jefferson_lebourg@yahoo.fr

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Texte libre

http://www.technorati.com/claim/8zr7c9apv" rel="me">Technorati Profile

weblogs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus