Une enquête, réalisée pour TNS-Sofres pour l’usine nouvelle en 2003, révèle une certaine insatisfaction de la part d’une majorité de dirigeants d’entreprises industrielles face au recrutement des jeunes diplômés.
Question : En ce qui concerne les écoles de commerces, estimez-vous que :
|
|
Écoles de commerces
|
|
|
Ensemble
|
A recruté des jeunes diplômés
|
|
|
Leurs enseignements sont bien
|
|
|
|
Les jeunes diplômés sont rapidement
|
|
|
|
Le nombre de diplômés est suffisant
|
|
|
|
Les écoles sont suffisamment
|
|
|
Près de la moitié des responsables du recrutement estiment d’une part que l’enseignement n’est pas adapté aux besoins de leurs entreprises et d’autre part que les jeunes diplômés ne sont pas rapidement opérationnels.
Quelles en sont les causes ?
Premièrement, pour établir leur sélection, les recruteurs apprécient une école à la valeur de sa notoriété (19%) et, plus étonnant, à sa proximité géographique avec l’entreprise (19%). Les nouvelles écoles de commerce, fondées la plupart du temps par des professionnels afin de répondre stratégiquement aux nouveaux besoins du marché, n’ont encore qu’une faible renommée. Pourtant, c’est ce genre d’école qui, à l’heure actuelle fourni le vivier le plus important de jeunes talents. De plus en plus de recruteurs internationaux font confiance aux écoles dites de « double compétence ». Ces écoles, comme la Douai Business School, forment aux métiers commerciaux et marketing des étudiants ayants déjà un bagage technique. Cette double compétence est un atout indéniable puisque le jeune diplômé à déjà une forte connaissance du milieu industriel conjugué avec un réel esprit commercial.
Deuxièmement, il y a une fuite vers l’étranger des jeunes commerciaux et agents marketing. Même si la rémunération n’est pas un critère décisif pour un jeune rempli d’ambition, l’indemnité pour un stage en France est parfois dérisoire et ne couvre même pas les frais de déplacement. Les plus talentueux irons donc tenter leur chance à l’étranger. Il suffit de jeter un œil sur les job boards anglais pour comprendre : les salaires vont en majorité de £200 à £500 par semaine ce qui représente environ 2000€ par mois. De plus, les responsabilités et la liberté d’action accordées aux stagiaires dans les pays anglo-saxons sont amplement plus valorisantes et motivantes.
Reste aux dirigeants français de se donner les moyens lors de leur campagne de recrutement et ne pas hésiter à sortir des sentiers battus pour dénicher la perle rare.
Aucun commentaire pour cet article
| Mai 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
http://www.technorati.com/claim/8zr7c9apv" rel="me">Technorati Profile
Commentaires